Un déménagement, pas si évident !

Bonsoir à tous,

Aujourd’hui, je vous retrouve pour un article lifestyle dans lequel je vous raconte mon déménagement. Il faut avouer que le mot « lifestyle » rend la phrase plutôt jolie ! D’ailleurs, j’ai remarqué qu’il était très souvent utilisé dans la blogosphère pour tout et rien. Qu’en pensez-vous ? Bref, je digresse encore !

Suite à l’embauche d’Alan – mon copain – dans un nouveau lieu de travail, nous avons déménagé à Voisins-le-Bretonneux dans les Yvelines. Notre déménagement a été rapide, en deux allers-retours nous avions déménagé ! Il faut préciser que nous avions uniquement un matelas et une table de nuit. S’en est suivi, de nombreux allers-retours chez IKEA pour acheter le reste des meubles, à savoir : TOUT !

Dans tous les déménagements, choisir ses meubles est la partie la plus agréable mais après les avoir achetés, il faut les monter ! Pour le canapé d’angle, j’ai payé le montage de meuble en plus de la livraison. En revanche, il a fallu monter le reste des meubles. Coïncidence, je déteste monter les meubles et eux aussi me détestent …

Très satisfaite de moi après avoir monté le meuble TV, je commence à disposer les objets. « BOUM, BADABOUM » : le plateau en verre au milieu du meuble TV tombe par terre. Vous savez pourquoi ? J’ai tout simplement oublié de le fixer ! Comme quoi, être habile n’est pas inné…

Après ce malencontreux événement, Alan a décidé que je ne monterais plus aucun meuble… Ne vous réjouissez pas trop vite. Qui dit « tâches partagées » dit « Marie au ménage ». Bref, venons-en au sujet de fond : comment se sentir bien dans son nouvel appartement ? ET OUI ! Il m’a fallu seulement deux jours pour déménager et deux mois pour m’adapter à ce nouvel appartement. Pourquoi est ce tant difficile ?

Première raison uniquement liée à ma personnalité qui vous concernera peut-être : il m’est particulièrement difficile de m’adapter aux nouvelles situations et de faire face aux imprévus. Chez moi, le changement génère un stress intense qui me paralyse et me fait perdre tous mes moyens. Vous allez rire mais j’apprécie beaucoup ma routine de grand-mère, j’y suis habituée ! Je vous avoue qu’un peu d’imprévus et de spontanéité ne peut pas faire de mal. Bref, si le moindre changement engendre de l’anxiété, imaginez le combo : déménagement + partiels pour valider ma L3 de Psychologie !! H-O-R-R-I-B-L-E

Maman m’avait prévenu mais je n’en fais qu’à ma tête ! Je suis de nature très impulsive et je suis toujours convaincue qu’en faisant les choses bien et rapidement, j’en serais débarrassée. Belle illusion, je reproduis l’erreur sans arrêt… Cette façon de penser peut fonctionner sur des projets à court terme mais pour une déménagement, c’est autre chose.

POURQUOI UN DÉMÉNAGEMENT PEUT-IL ÊTRE SI ÉPROUVANT ?

En somme, qu’est ce que déménager ? C’est abandonner ses repères et ses habitudes pour s’en créer d’autres. C’est un mini séisme psychologique qui, après le deuil et le licenciement, est l’une des situations les plus stressantes de notre existence et qui peut conduire à la dépressionPourquoi ? Pendant un déménagement, notre moral oscille entre excitation et désespoir. Excitation car on se projette, on crée des plans et on observe son nouvel appartement se modifier au fur et à mesure des décisions que l’on prend. D’un autre côté, il peut y avoir du désespoir car un déménagement ne se passe jamais de la façon dont on l’a prévu ! On peut être confronté à la frustration de ne pas pouvoir atteindre la perfection et l’envie de toujours faire plus.

En outre, il peut être difficile de s’approprier les lieux et se familiariser avec les odeurs. Chaque lieu de vie a une odeur particulière et dégage une certaine atmosphère. Comment s’approprier un bien impersonnel empreint de l’esprit des précédents occupants ?

Petit exercice : Fermez les yeux et prenez 5 minutes pour essayer de vous rappeler les odeurs qui ont bercé votre enfance.

Déménager c’est aussi se défaire de ses affaires. Il nous est difficile de nous séparer de nos affaires même celles que nous n’utilisons pas car chaque objet se rapporte à une période de notre vie et à des souvenirs bien spécifiques. C’est pourquoi, il est très difficile de faire le tri et jeter des affaires car un objet que l’on croyait sans valeur sentimentale peut tout compte fait en avoir une.

N’exagérons pas tout de même ! Il ne faut pas en arriver aux situations extrêmes et développer un syndrome de Diogène car le changement malgré ses difficultés peut avoir du bon. En effet, « lorsque vous rangez votre maison, vous mettez également de l’ordre dans votre passé ». A certains moments de notre vie, nous avons besoin de renforcer et matérialiser le passage d’une période à une autre en rangeant. Par exemple, quand vous rangez vos vêtements d’hiver pour sortir ce d’été !

Enfin, il est très difficile de déménager car votre lieu d’habitation fait partie de votre identité. Il faut abandonner son appartement plein de souvenirs pour s’en créer de nouveaux. C’est pourquoi, il n’est pas étrange de ressentir un vide intérieur les premiers temps car vous n’avez pas de souvenirs auxquels vous raccrocher. Votre lieu de vie est encore un lieu inconnu, non personnalisé dans lequel vous êtes censés vivre et vous projeter. Cette situation peut être effrayante et déprimante car après tout, vous avez choisi de déménager. Pour mieux s’approprier votre nouveau lieu de vie, je vous livre quelques astuces qui j’espère vous aideront. N’hésitez pas à me donner votre avis en commentaires sur celles-ci.

ASTUCES POUR SE SENTIR CHEZ SOI DANS UN NOUVEAU CHEZ SOI

Faire un grand nettoyage 

Même si vous ne déménagez pas au Printemps, je vous conseille de faire un grand nettoyage afin d’enlever toutes traces des précédents locataires. Faire le ménage vous permettra également d’enlever les mauvaises odeurs. Vous pourrez davantage vous projeter dans un appartement propre et qui sent bon.

Créer de nouvelles odeurs

Après avoir retirer l’odeur des précédents locataires, vous pouvez imprégner l’appartement de votre odeur et en créer de nouvelles. Pour cela, acheter des bougies légèrement parfumées, des parfums d’intérieur, de l’encens que vous utilisez au quotidien… Je vous conseille de laver vos plaids, housses de couettes, draps housses etc. avec la lessive que vous avez l’habitude d’utiliser. L’odeur est essentielle car elle vous aidera à vous sentir chez vous.

Personnaliser votre intérieur

N’hésitez pas à personnaliser et customiser votre intérieur avec des couleurs qui vous plaisent. Préférez des couleurs chaudes pour le salon car c’est la pièce dans laquelle vous passerez le plus de temps. Vous pouvez également opter pour un dégradé de couleurs chaudes et un mélange de couleurs chaudes et froides. Sachez que le blanc est intemporel et peut aller dans toutes les pièces. Merci les magazines de décoration en ligne !

D’autre part, achetez des objets en matières douces qui donneront une atmosphère chaleureuse. Par exemple, le velours ou la fausse fourrure permettront de créer un espace cosy et cocooning. Si vous avez du carrelage dans votre salon, achetez des tapis pour favoriser une ambiance chaleureuse ou posez du parquet pour vous isoler du sol.

Identifier les objets symboliques

Un peu de psychologie pour aider à comprendre et appréhender son déménagement.

QU’EST CE QU’UN OBJET TRANSITIONNEL ? Premier objet matériel choisi par le nourrisson dans son environnement immédiat, qui lui permet la transition entre la relation primitive au sein maternel et la constitution d’objets dans le monde extérieur (Winnicott)

Un déménagement peut être comparé à la situation de l’enfant qui explore un nouvel environnement. Le « doudou » ou objet transitionnel lui permet d’être en confiance lorsqu’il interagit avec son environnement et de retrouver un peu de « chez lui » dans un environnement extérieur.

Après un déménagement, il n’est pas rare de ressentir un vide intérieur. Pour faciliter la transition, je vous conseille d’identifier les objets qui ont une signification particulière pour vous et qui pourront être utilisés comme « objets transitionnels ». Mettez les en évidence dans votre nouvel appartement car ces objets vous ont suivi toute votre vie et sont plein de souvenirs. Se rappeler ses anciens souvenirs peut vous  aider à en créer d’autres et voir ces objets de valeur disposés dans votre appartement peut vous aider à vous sentir bien et à vous épanouir davantage.

Voici mes techniques testées, approuvées et adoptées afin de se sentir bien dans son nouvel appartement. Si vous avez d’autres astuces, conseils, n’hésitez pas à les partager.

Je vous souhaite une très bonne soirée,

MARIE ♥

Etre enfant unique

Bonjour à tous,

Tout d’abord, je tiens à m’excuser pour mon absence. Le mois dernier à été chargé : partiels, déménagement … Aujourd’hui, je vous propose un article au sujet de mon expérience d’enfant unique. Beaucoup de parents ou futurs parents s’inquiètent de voir grandir leur enfant seul. Cette crainte est naturelle mais qui de mieux placé pour vous répondre qu’une enfant unique ? Sachez que je ne prétends pas connaitre le ressenti de tous les enfants uniques car chaque enfant a un vécu singulier, qui lui est propre. Peut-être que certains d’entre vous se retrouveront dans mon histoire ?

EST-CE QU’ON S’ENNUIE ?

Cette question m’est fréquemment posée. Comme tous les enfants, que vous soyez enfant unique ou pas, il arrive que l’on s’ennuie. L’ennui n’est peut-être pas aussi présent lorsque l’on a des frères et sœurs mais il est tout de même présent.

– C’est à ce moment que la Psychomotricienne s’exprime – Par ailleurs, l’ennui n’est pas négatif. Au contraire, il permet à l’enfant de développer son imagination et son jeu symbolique. Ce sont des moments vertueux. L’enfant apprend à être seul et à se débrouiller par lui-même. A travers ses diverses expériences en solitaire, l’enfant grandit et mûrit.

Quand je visualise mon enfance, il ne me semble pas avoir souffert de l’ennui. A l’inverse, je garde de bons souvenirs des moments passés seule où je créais tout un tas d’objets tout droit sortis de mon imagination : un PC en papier, un bateau, un appareil photo… Déjà très branchée technologie !

EST-ON PLUS MURS QUE LES AUTRES ENFANTS ?

La maturité dépend de très nombreux facteurs : l’environnement familial, le style éducatif etc. Pour ma part, je pense avoir mûri plus vite que les autres enfants mais la raison ne réside pas dans le fait d’être enfant unique. J’ai mûri plus vite car ma mère travaillait et continue à travailler beaucoup pour m’élever dans les meilleures conditions. Ainsi, j’ai eu une plus grande responsabilité et j’ai été confrontée plus vite à effectuer des tâches d’adultes : faire les courses, préparer le dîner… Avec le recul, je me rends compte que le plus dur a été de veiller sur moi-même quand j’étais seule. A certains moments, ne pouvoir compter que sur soi-même, vous permet de mûrir et d’être autonome. Vous intériorisez plus rapidement les règles et normes que l’on vous impose car vous savez qu’elles sont là pour votre bien et qu’il n’y a personne pour vous repêcher.

LES COPAINS/COPINES D’ÉCOLE REMPLACENT-ILS DES FRÈRES/SŒURS ?

Si vous avez compris que j’ai beaucoup de frères et de sœurs, je vous conseille de relire le début de l’article !

Concernant cette question, je peux uniquement vous donner mon avis. Celui-ci est partagé. D’un côté, je pense que des amis ne peuvent pas remplacer une fratrie car avec vos frères et sœurs, vous avez partagé des relations familiales uniques pendant plusieurs années alors que vous étiez en plein développement émotionnel et affectif. Cependant, il arrive que pour X ou Y raisons, des frères et sœurs fassent leur vie chacun de leur côté et ne se revoient plus. Dans ce cas, les amis peuvent il remplacer une fratrie ?

ENFANT UNIQUE, ENFANT POURRI GÂTÉ ?

Je ne vais pas vous mentir, j’ai été très gâtée et je continue à l’être. C’est pourquoi, je supporte très mal l’attente et la frustration. Je suis très impulsive et je veux toujours tout dans la minute. Forcément, il est plus facile de gâter son enfant lorsque vous n’en avez qu’un… Ce n’est pas pour autant qu’un enfant unique devient un adulte égoïste. Emmanuelle Rigon, psychologue clinicienne, écrit  » Là encore, l’éducation joue beaucoup. Mais en général, n’ayant pas souvent de choses à partager, ils sont plutôt avides de le faire. Et puis ils ne subissent pas d’attaque à l’intérieur de la famille, donc ils n’ont pas l’habitude de se battre pour leur territoire. »

Ainsi, n’avoir pas de frère ni de sœur ne doit pas être considéré comme un manque, c’est plutôt une façon d’être et une façon de vivre. Chaque famille a ses particularités, elles ne sont pas pour autant de « mauvaises » familles.  N’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire.

Je vous embrasse,

Marie ♥

Ma famille monoparentale

Bonsoir à tous,

Suite à mon précédent article intitulé « Mon adoption », beaucoup d’entre vous m’ont questionnée à propos de la famille que je forme avec ma mère.

Petit récap’ des épisodes précédents :

Ne pouvant pas attendre le prince charmant éternellement, ma mère a pris le taureau par les cornes en décidant d’adopter seule.

On appuie sur <avance rapide> : Année 1995, me voilà arrivée en France. Ma mère et moi formons une famille monoparentale. Et oui, malheureusement mon poisson rouge, Moby Dick, n’est pas considéré comme mon père à sa plus grande déception.

Article - Ma famille monoparentale
Photo : My Lovely Thing

L’ABSENCE DE PÈRE NE T’A-T-ELLE PAS MANQUÉ ? 

Tout d’abord, une personne ne peut pas vous manquer si vous ne l’avez jamais connu. Et là, vous prenez conscience de l’importance de cette phrase ! Par exemple, la glace au chocolat ne peut pas vous manquer si vous n’en avez jamais goûté. De même, il est difficile de comparer la glace au chocolat que vous n’avez jamais goûté et la glace à la vanille que vous mangez tous les jours ! Je ne peux pas comparer une situation que je ne connais pas à une situation que je vis tous les jours.

Le propre de l’être humain est sa capacité à s’adapter à de nouvelles situations et à surmonter des épreuves. Si j’avais eu un père, ma vie aurait été différente mais je n’aurais pas forcément été plus heureuse.

Je n’ai pas souffert de l’absence de père mais j’ai souffert du regard des autres. A l’école, les autres enfants ne comprenaient pas les raisons pour lesquelles je n’avais pas un papa ET une maman. Je ne leur en veux pas mais j’en veux à leurs parents qui les ont éduqués de façon à leur faire croire que l’absence de père est anormale. Il faut changer cette façon de penser. Au lieu de juger les autres par leurs différences, il faudrait leur porter un regard positif. Certes, je n’ai pas eu de père mais j’ai eu une mère très courageuse et pleine de patience. Enfant, j’avoue ne pas lui avoir facilité la tâche.

COMMENT AS-TU SURMONTÉ LE COMPLEXE D’ŒDIPE ?

Pour ceux qui ne savent pas, le complexe d’Œdipe se traduit, entre l’âge de deux ans et demi et sept ans, par le rejet inconscient et normal du parent de même sexe, dû à une projection amoureuse sur le parent de sexe opposé. Cette étape se résout naturellement par l’identification progressive au parent de même sexe.

J’ai souvent entendu et lu que je n’avais pas pu faire mon complexe d’Œdipe. Je me dois de faire un clin d’œil aux copains de l’IED. Le complexe d’Œdipe parle de « référents« . Ce n’est pas parce que je n’ai pas eu de père que je n’ai pas eu de référents masculins ou d’images masculines.

COMMENT AS-TU VÉCU LE FAIT DE VIVRE SEULE AVEC TA MÈRE ?

Pour ne rien vous cacher, j’ai une relation assez fusionnelle avec ma mère. Cela semble presque inévitable : j’ai vécu 20 ans seule avec elle dans un appartement de 94 m2 où il faut passer par sa chambre pour accéder à la salle de bain … Nous sommes très complices et n’avons pas de tabou. Nous partageons énormément de choses ensemble. Le risque d’une relation comme la nôtre est le conflit puisqu’il n’y a pas de tiers pour apaiser nos tensions et nous raisonner en cas de désaccord.

EN VEUX-TU A TA MÈRE DE T’AVOIR ADOPTÉE SEULE ?

NON, je n’en veux absolument pas à ma mère. Je vous avoue que c’est une question que je ne m’étais jamais posée auparavant.

Je suis extrêmement reconnaissante envers ma mère de m’avoir adoptée. Elle m’a élevée seule en m’inculquant des valeurs et des principes profondément humains et en m’éduquant de la plus belle des manières, dans l’amour. Ma mère s’est toujours sacrifiée pour moi et elle a fait passer mon bien-être avant le sien. Elle a travaillé dur et continue de le faire. Je n’ai jamais manqué de rien.

Plusieurs fois, j’ai imaginé quelle aurait été ma vie au Vietnam si je n’avais pas été adoptée. J’ai eu beau tourner et retourner la situation de nombreuses fois dans ma tête, la réponse était toujours la même : je n’aurais jamais eu la vie que j’ai.

Ma mère m’a adoptée seule car elle a pensé à moi et a fait de nombreux choix pour mon bien même avant ma naissance, ses choix de vie m’ont protégée. Elle s’est séparée des personnes qui auraient pu être nocives pour moi.

QUELLES SONT TES PEURS ?

Ma peur est sensiblement la même depuis que je suis enfant. C’est celle de perdre ma mère. Nous partageons une relation très forte depuis qu’elle m’a adoptée et je réussis à peine à prendre conscience qu’un jour elle s’en ira. Après tout, peut on être prêts à voir ses parents partir ?

Quand j’étais petite, j’avais très peur que ma mère meure avant d’avoir atteint l’âge de la majorité. Je n’ai personne comme famille proche mis à part mon oncle et ma tante que je ne vois qu’une fois par an à l’occasion de Noël. Je suis sûre que certains sont dans la même situation : avoir une famille mais être seule.

Pour toutes les mères qui élèvent seules leurs enfants, je vous trouve admirables. Voilà, j’espère que cet article vous aura plu, n’hésitez pas à me donner votre avis.

Je vous embrasse,

MARIE ♥

PS : L’image provient du site internet de My Lovely Thing, un vrai coup de cœur ! N’hésitez pas à aller y jeter un coup d’œil.

« Psycho-quoi ? »

 Bonsoir à tous,

On me demande souvent le métier que j’exerce. Pour faire simple, j’aide les personnes à se sentir bien dans leur esprit et leur corps. Traduction : je suis Psychomotricienne. C’est là que vous me dites : « Psycho-quoi ? »

Voici une affiche complète expliquant le métier de Psychomotricien trouvé sur le site Hoptoys. Je vous conseille de jeter un œil à ce site car on peut y trouver toutes sortes de jeux et du matériel adapté aux enfants en situation de handicap.

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Actuellement, je travaille à mi-temps en EHPAD et j’en suis ravie. QU’EST CE QU’UN EHPAD ? Un EHPAD signifie Etablissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes.

POURQUOI AVOIR CHOISI CETTE POPULATION ?

Les Psychomotriciens sont amenés à travailler avec toutes les populations, de l’enfant en bas âge jusqu’à la personne âgée en passant par les adultes en situation de handicap.

Quelque soit le métier exercé, travailler auprès des personnes âgées est une expérience profondément humaine. Quand une personne entre à l’EHPAD, elle amène avec elle son vécu, ses souvenirs et sa sagesse. Leurs expériences de vie sont très enrichissantes et me permettent de prendre du recul sur ma propre vie. Quand je les entends me dire « merci », j’aurais à mon tour envie de les remercier pour ce qu’ils sont et pour me procurer autant de bonheur. Ils me font voir la vie plus belle qu’elle ne l’était avant que je commence à travailler.

J’apprécie particulièrement leur sagesse et le recul qu’ils ont sur la vie. J’aime beaucoup lorsque mes résidents me relatent des épisodes de leur vie car j’arrive à vivre leur époque à travers leurs récits. Les personnes âgées s’expriment avec passion. Ils utilisent des mots justes empreints de sincérité et de franchise. Pour toutes ces raisons, j’apprécie travailler avec les personnes âgées.

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QUEL EST LE RÔLE DU PSYCHOMOTRICIEN EN EHPAD ?

Le Psychomotricien intervient auprès des personnes âgées ayant des troubles psychomoteurs ou des manifestations motrices et/ou psychologiques d’une pathologie.

A l’entrée d’un nouveau résident, j’effectue un bilan psychomoteur afin d’évaluer ses capacités motrices et cognitives. En fonction du bilan psychomoteur, un suivi en psychomotricité pourra être envisagé.

Avant de débuter une prise en charge, il faut déterminer des objectifs thérapeutiques. En voici quelques exemples :

  • Favoriser l’expression corporelle
  • Maintenir l’autonomie des personnes âgées
  • Apprendre à réguler ses émotions
  • Offrir des moments de bien-être et de détente
  • Diminuer les douleurs articulaires et musculaires
  • Stimuler les fonctions cognitives et exécutives

Pour répondre à ces objectifs, le Psychomotricien utilise des médiations ou activités thérapeutiques. Par exemple, à l’EHPAD, j’anime des séances de gym douce, des ateliers de prévention des chutes et des ateliers sur l’orientation temporo-spatiale. Je propose également des séances individuelles de relaxation thérapeutique, de rééducation des praxies, de balnéothérapie et de stimulation cognitive.

Les activités du Psychomotricien ne se limitent pas à celles citées ci-dessus. Vous pourrez lire le champ de compétences du Psychomotricien sur Legifrance.

Voici le beau métier que j’exerce. Cet article est très loin d’être exhaustif, il donne une définition assez globale de la Psychomotricité. N’hésitez pas à laisser des commentaires si vous avez des questions.

Je vous souhaite une excellente soirée et faites de doux rêves,

MARIE ♥

Mon adoption

Bonsoir à tous,

Pour mon premier article, je souhaite vous parler d’un sujet qui me tient beaucoup à cœur : mon adoption. Beaucoup d’entre vous ne le savent pas, car je ne le crie pas sur tous les toits, mais j’ai été adoptée. Je suis sûre que vous connaissez tous au moins une personne dans votre entourage qui a été adoptée !

Ce soir, j’écris cet article pour vous raconter ma vision de l’adoption et mon ressenti. Lorsque les médias traitent de l’adoption, il est rare que cela soit pour ses aspects positifs. Il faut admettre que certaines adoptions sont plus difficiles que d’autres mais dans la majorité des cas, l’adoption se passe bien et l’enfant est épanoui.

L’adoption est un sujet qui peut susciter une vive curiosité et beaucoup d’interrogations. Si je n’ai pas répondu à toutes vos questions, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

POURQUOI ADOPTER ?

Certains choisissent librement d’adopter un enfant. Pour d’autres, le choix vient de l’impossibilité à concevoir un enfant biologiquement. Pour ma mère, l’adoption a été à la fois un choix et une solution. Cela a été un choix car elle n’a jamais rencontré le prince charmant qui aurait pu être un bon père pour ses enfants. A 40 ans, l’horloge biologique tourne, elle a donc décidé d’adopter et élever seule un enfant. Vous connaissez l’adage « mieux vaut être seule que mal accompagnée ». Ma mère est une femme très forte et courageuse, je l’admire beaucoup ! De plus, quelques années auparavant, ma mère a subi une hystérectomie.

Selon ses dires, lorsque ma mère m’a prise dans ses bras pour la première fois, elle s’est tout de suite sentie mère. Dans l’adoption, le désir d’avoir un enfant est mis à rudes épreuves notamment à cause des démarches administratives interminables et très éprouvantes psychiquement. Ma mère ne m’a pas désirée pendant neuf mois mais pendant deux longues années !

OÚ AS-TU ÉTÉ ADOPTÉE ? Á QUEL ÂGE ?

J’ai été adoptée à Hué au Vietnam, à l’âge d’un mois. Il y a 20/30 ans, beaucoup d’enfants ont été adoptés au Vietnam car à l’époque, le pays était assez ouvert à l’adoption.

VIETNAM

QUAND AS-TU APPRIS QUE TU ÉTAIS ADOPTÉE ?

Je n’ai jamais « appris » que j’avais été adoptée, je l’ai toujours su. Ma mère a toujours été honnête et franche avec moi par rapport à mon adoption. A la maison, le sujet n’est pas un tabou. Au contraire, ma mère est toujours à l’écoute et disponible pour répondre à mes questions.

Encore aujourd’hui, je peux avoir des questions soudaines comme : « si tu avais adopté un autre enfant, l’aurais-tu aimé autant que moi ? ». Tous les enfants qu’ils soient adoptés ou non se posent des questions sur leur naissance.

CHERCHES-TU Á RETROUVER TES PARENTS ?

Le contexte de mon adoption est un peu particulière. Avant d’être adoptée, j’ai été abandonnée devant une crèche au Vietnam. Il n’y a donc aucun moyen de retrouver mes parents biologiques.

Contrairement à certains enfants adoptés, je n’ai jamais cherché à retrouver mes parents biologiques. Peut-être parce que je savais que cela n’était pas possible ? Même si retrouver mes parents biologiques avait été possible, je ne pense pas que je l’aurais fait. Tout d’abord, je n’ai vécu qu’un mois au Vietnam et avant 3 ans, nous n’avons pas de souvenir. De plus, mon identité est celle que je me suis construite depuis que j’ai été adoptée par ma mère et que je vis en France. J’ai été élevée dans l’amour et la chaleur, à aucun moment je n’ai ressenti le besoin d’avoir d’autres parents que ma mère adoptive. D’ailleurs, cela me fait bizarre d’écrire « mère adoptive » car c’est ma mère, la seule et l’unique !

AS-TU EU LA SENSATION D’ÊTRE DIFFÉRENTE QUAND TU ÉTAIS PETITE  ?

Oui, j’ai eu la sensation d’être différente. Déjà, je ne ressemblais physiquement à aucun autre enfant mais quand on est enfants, on ne se préoccupe pas ou peu de l’apparence. On regarde ses parents, on les admire, on s’identifie à eux et on s’imagine vieillir de la même façon. Par exemple, à chaque fois que je me regardais dans le miroir, j’étais surprise car inconsciemment je m’attendais à ressembler à ma mère quand elle était enfant.

Aussi, je me sentais différente car j’étais l’une des rares enfants de mon école à avoir été adoptée. En plus, je n’avais qu’un seul parent, ma mère, alors que tous les autres enfants avaient un papa ET une maman. Vous savez, les enfants peuvent être très méchants entre eux et j’ai des souvenirs des autres enfants qui se moquaient de moi. Ce n’est pas mon adoption qui pourrait être traumatisante mais plutôt la réaction des autres.

COMMENT AS-TU VÉCU LE FAIT D’AVOIR UNE MÈRE PLUS ÂGÉE ?

Comme je vous l’ai dit, ma mère avait 43 ans quand elle m’a adoptée. Quand on est enfant, on ne s’interroge pas sur l’âge de ses parents par rapport aux autres.

A l’adolescence, on se cherche et on cherche à se faire une place dans le monde des adultes. On se questionne et on essaie de trouver des réponses en observant les autres. Par conséquent, on se compare en étant persuadés que les pratiques et comportements d’autrui sont la norme. C’est à l’adolescence, que j’ai pris conscience que ma mère était « plus âgée » que certaines mères de mes amis.

Ma première réaction a été d’éprouver de la peur. J’ai eu peur de la perdre et de ne pas pouvoir en profiter assez longtemps. J’ai eu peur de perdre ma maman avant d’avoir 18 ans, j’ai eu peur qu’elle puisse avoir une maladie grave etc. Pour agir contre cette peur, j’ai adopté, c’est le cas de le dire, une attitude de surprotection envers ma mère. Je faisais attention et veillais sur elle comme si elle était mon propre enfant. Les rôles s’étaient inversés… Avec le temps et une thérapie, ma peur a diminué et nos rôles sont redevenus celui d’une mère et sa fille. Dans un autre article, je vous parlerai de notre relation fusionnelle.

Aujourd’hui encore, j’ai peur de perdre ma maman pourtant je suis devenue une adulte. Mais face à elle, je resterai toujours une éternelle enfant avec cette peur qu’elle parte trop tôt. Peu importe l’âge, on a toujours besoin de ses parents … N’est ce pas ?

QUE PENSES-TU DE TON ADOPTION ?

Mon adoption a été mon plus beau cadeau. Grâce à cela, j’ai une qualité de vie que je n’aurais surement pas eu si j’étais restée au Vietnam. J’ai été adoptée par une mère aimante qui m’a élevé dans l’amour et avec beaucoup de tendresse. Elle m’a inculqué des valeurs profondément humaines, empreintes de respect et de bienveillance.

Je n’en veux pas à ma mère biologique de m’avoir abandonné. Mon abandon n’a surement pas été facile et je respecte ses raisons malgré le fait que je ne les connaisse pas. Cette femme m’a donnée la vie, elle m’a permis de rencontrer ma mère. Cela peut paraître paradoxal mais je lui en suis très reconnaissante.

Voilà comment ma vie a commencé. J’espère que cet article vous aura plu. N’hésitez pas à laisser un petit commentaire pour me donner votre avis.

Je vous embrasse,

MARIE ♥

PS : Quelques photos de moi. J’ai l’air triste, n’est ce pas ?