Avoir confiance en soi

Bonsoir à tous,

Aujourd’hui je vous propose un article toujours plus personnel sur la confiance en soi. Peut-être vous sentirez vous concerné par cet article ?

img_4764Sur les réseaux sociaux, vous avez l’habitude que je poste des selfie ou des photos de mes shooting. Vous devez vous dire : « cette fille doit vraiment avoir confiance en elle pour faire des photos comme celles-ci ! ».  C’est la réflexion que je me serais faite si j’avais été à votre place. On est souvent très durs avec soi-même !Derrière ses photos se cachent un long combat pour retrouver ma confiance en moi. Il y a maintenant 4 ans, je suis sortie d’une relation amoureuse qui m’a profondément détruite et qui m’a fait perdre confiance en moi et toute estime de moi-même.  Cette relation a aspiré toute ma joie de vivre et ma personnalité. Je me sentais perdue et sans importance au regard d’autrui. Avez-vous déjà ressenti cette sensation ?

Heureusement, j’étais bien entourée par mes amis et surtout ma famille. Ce n’est pas toujours facile de supporter sa famille, nous ne l’avons pas choisie, mais quand tout le monde déserte, c’est tout ce qu’il vous reste.

A cette même période, une de mes amies photographe amatrice, m’a proposé d’être sa modèle le temps d’une séance photo. Ma première réaction a été « Pourquoi moi ? Je ne suis pas assez bien ! Je ne serai pas à la hauteur de ses espérances ». Elle devait surement me trouver jolie, ce qui n’était pas mon avis. J’ai toujours été convaincue que notre corps est le reflet de notre état d’esprit. A ma rupture, j’étais déprimée, je n’avais plus aucune volonté ni aucun désir et je ne m’aimais pas. Moi qui auparavant avais tant d’énergie, j’étais devenue un fantôme Je me reconnaissais à peine dans le miroir.

J’ai fini par accepter sa proposition, je n’avais rien à perdre et tout à gagner. C’était la première fois que je posais pour une photographe. Pour moi, être modèle, c’était ressembler à Kate Moss ou Angelina Jolie. Vous voyez le genre ? Et le moins qu’on puisse dire, c’est que je ne leur ressemble pas !

Nous avons choisi ensemble les lieux du shooting : l’appartement de ma mère et la cour intérieure de son immeuble pour être à l’abri des regards. Je ne souhaitais pas que l’on me regarde et encore moins être observée par mes voisins. Seule la photographe avait le droit de me regarder à travers l’objectif.

Je suis assez méfiante, j’ai toujours l’impression d’être jugée et critiquée. Surement l’habitude des années collège et lycée où je n’essayais pas de rentrer dans le moule et étais perçue comme différente : la bête noire.

Revenons à nos moutons ! Il fallait absolument que la séance se fasse dans un environnement qui m’était familier pour que je puisse lâcher prise. Ce n’était déjà pas facile pour moi mais dans un environnement inconnu, j’aurais été raide comme un piquet. Imaginez un peu le rendu des photos !

Le jour du shooting, j’étais assez anxieuse. Je le suis toujours, rien d’extraordinaire ! J’avais peur de la décevoir et de ne pas être à la hauteur. Les photos n’avaient pas vocation d’être publiées dans ELLE mais tout de même, le stress était présent.

Les premières poses n’étaient absolument pas naturelles. Je me posais beaucoup trop de questions sur le rendu de la photo. Vous le savez aussi bien que moi, le jugement de soi-même est parfois pire que le jugement des autres. Voici les premières photos du shooting.

Au fur et à mesure de la séance, la photographe a su me mettre à l’aise, elle me guidait et on rigolait même de mes poses maladroites. Plus la séance avançait dans le temps, plus je lâchais prise. C’est la première fois que je me suis sentie en accord avec mon corps.

La séance terminée, la photographe m’a montré quelques clichés mais avant de me les envoyer, elle utilise un logiciel de retouche pour modifier certaines composantes de la photo (contraste, luminosité, couleurs). Je vous rassure, le logiciel n’a pas pour vocation de retoucher ma face même si au réveil, j’en aurais bien besoin !

Quelques semaines plus tard, j’ai reçu les photos et j’ai été agréablement surprise du résultat. Je pensais recevoir des clichés où je n’aurais pas été à mon avantage, comme toujours. Et pourtant, en regardant les photos et en prenant du recul, je suis arrivée à me trouver « presque » jolie. « Presque » car le travail de confiance en soi est long et laborieux.

Bref, tout cela pour vous dire que chacun peut trouver un moyen d’avoir confiance en soi. La confiance en soi ne tombe pas du ciel, il faut aller la chercher et parfois, se battre pour la trouver. N’ayez pas peur du jugement des autres et ne soyez pas trop dur avec vous-même. Vous êtes comme vous êtes, uniques et de belles personnes. La recherche de la confiance en soi est longue mais ne vous découragez pas, chaque victoire est une brique à la construction d’un mur solide.

Pourquoi nous parle-t-elle de mur ? Si vous avez réussi à me suivre, vous aurez compris que le mur solide est une métaphore symbolisant la confiance en soi !

Je vous souhaite à tous une belle soirée, n’hésitez pas à me donner votre avis sur cet article.

Je vous embrasse,

MARIE ♥