I’m back.

« La fin de quelque chose est toujours le commencement d’autres choses »

Proverbe chinois

Par où commencer ? Comme certains d’entre vous ont pu le remarquer, cela fait de nombreux mois que je n’ai plus écrit d’articles. Beaucoup de changements ont eu lieu et ma vie en a été assez chamboulée. J’ai mis beaucoup de temps à retrouver une stabilité et à prendre du recul. Aujourd’hui, j’ai décidé d’écrire cet article plein d’émotions pour m’aider à avancer et être apaisée en pensant à mon passé.

Au mois d’Avril 2018, j’avais écrit un article dans lequel je vous annonçais que mon copain, A, et moi nous installions ensemble. Malheureusement, cet emménagement fut de courte durée puisque nous nous sommes séparés en Septembre 2018. Voici une des raisons de mon absence…

Comme vous le savez, je suis assez mélancolique. J’ai souvent besoin de reculer pour mieux sauter. C’est pourquoi, je vais vous livrer une partie de ma vie sentimentale.

A l’époque où j’ai fait la connaissance d’A, j’étais en couple depuis 2010 avec G, rencontré au lycée. J’entretenais avec lui une relation fusionnelle très destructrice dans laquelle j’étais soumise à sa volonté et ses désirs. J’en souffrais beaucoup mais j’étais comme enchaînée et incapable de le quitter même si je savais pertinemment que m’éloigner de lui était la meilleure chose à faire.

A cause de cette relation très toxique, j’ai développé un trouble anxieux généralisé. J’ai commencé à faire des attaques de panique à répétition qui allaient parfois jusqu’à l’évanouissement. J’en étais terrifiée car j’avais peur de ne jamais me réveiller. Cette peur de l’évanouissement s’est transformée en phobie qui elle-même a transformé ma vie en enfer. J’avais peur de TOUT : la foule, les sous-terrains, les transports en commun etc.

Chaque jour, je devais lutter contre une angoisse permanente et contre mon corps pour que mes symptômes soient invisibles. Je n’en ai parlé à personne car je n’avais pas envie d’être prise en pitié et être un poids pour mes proches. J’étais également persuadée que très peu de personnes étaient capables de comprendre réellement la souffrance et la peine que je ressentais.

A et moi nous sommes rencontrés en Novembre 2013 lorsque nous préparions les concours de Psychomotricité. Nous avons sympathisé et appris à se connaitre. Chaque jour, nous en apprenions davantage l’un sur l’autre. Bavarde comme je suis, A en apprenait davantage sur moi que j’en apprenais sur lui… J’ai rapidement senti que je pouvais lui faire confiance. Je lui confiais des éléments importants de ma vie et je discutais souvent de ma relation avec G. A se souciait réellement de moi et il essayait de me faire prendre conscience de la toxicité de la relation que j’entretenais avec G.

En Janvier 2014, j’ai décidé de me séparer de G car de plus en plus de mes proches m’alertaient sur le danger de cette relation. Durant cette période, A a été très soutenant. Plus le temps passait, plus nous nous attachions l’un à l’autre.

En apprenant à connaitre A, j’ai découvert que nous nous ressemblions beaucoup. Il semblait que nous étions tous les deux en difficultés pour gérer nos angoisses. A ce moment, nous nous sommes transformés en pansements l’un pour l’autre. Chacun pensant pouvoir aider l’autre : je venais guérir certaines de ses blessures et il venait guérir les miennes. Malheureusement, ce genre de relation n’est pas pérenne car lorsque les blessures sont guéries, les raisons d’être de la relation peuvent aussi disparaître…

En Avril 2014, nous avons décidé de sortir ensemble. Ensemble nous pouvions être nous-mêmes, nous acceptions l’autre avec ses névroses, ses blessures, ses peines et ses joies sans se soucier du jugement de l’autre. Notre rencontre était loin d’être un coup de foudre mais nous partagions la même souffrance et elle était plus facile à supporter à deux.

A avait la lourde tâche de m’aider à me reconstruire, à recoller tous les morceaux de ma personnalité car la relation précédente m‘avait laissé beaucoup de séquelles… J’ignorais que ces blessures mettraient beaucoup de temps à guérir.

Pour être honnête, sans A, je ne serais jamais devenue celle que je suis aujourd’hui. Lorsque je l’ai rencontré, j’étais incapable d’exprimer un désir ou une envie car je ne me sentais pas légitime pour le faire. Je n’avais plus confiance en moi et j’en étais arrivée à penser que je méritais la souffrance que G m’avait infligée.

Si j’ai décidé d’écrire cet article, c’est également pour remercier A et lui dire à quel point je lui suis reconnaissante et je le serai toujours. Pendant des années, nous avons été amis, meilleurs amis, en plus d’être un couple. Nous avons été tout l’un pour l’autre : nous pensions nous suffire à nous-même car nous n’avions besoin de personne d’autre pour être heureux.

Malgré tous les sentiments que nous nous portions, la flamme n’a pas résisté aux défis de la vie quotidienne. Les conflits étaient quotidiens et je sentais que le mal-être était plus profond. En Septembre 2018, à contrecœur, j’ai pris la décision de partir. Cette décision a été une des plus difficiles à prendre car malgré les conflits quotidiens nous n’étions pas « au plus bas ». J’avais le choix entre me satisfaire d’une relation dans laquelle j’étais bien mais pas épanouie et prendre le risque de partir pour peut-être trouver mieux ou pire. Je ne détaillerai pas toutes les raisons de nos disputes car je souhaite me souvenir du meilleur de notre relation et qu’importe celui ou celle qui prend la décision de partir, la souffrance est toujours présente des deux côtés. La décision de se séparer avait déjà été évoquée plusieurs fois mais aucun de nous n’avait été capable de la mettre en œuvre. 

Parce qu’on s’est aimés et chéris, parce que je n’oublierai jamais les nombreux moments de Bonheur passés ensemble, A aura à jamais mon respect et ma reconnaissance. Je te souhaite tout le bonheur du Monde car tu le mérites. Si nos façons de vivre n’ont pas pu s’accorder, tu trouveras, je l’espère de tout cœur, une fille avec laquelle tu seras épanoui.

A l’heure actuelle, nous n’avons plus de contact afin de mettre toutes les chances de nos côtés pour pouvoir avancer. Cette décision m’a brisé le cœur plus d’une fois malgré notre accord dessus. Même si j’ai pris la décision de partir, la rupture n’en reste pas moins difficile. En décidant de mettre fin à notre relation, j’ai perdu un véritable ami.

Malgré la fin quelque peu tragique, cette relation valait la peine d’être vécue et je ne regrette rien.

Durant les mois qui se sont écoulés depuis notre rupture, j’ai pris beaucoup de recul sur mes relations passées et je me sens prête à clore ces chapitres de ma vie.

Un nouveau chapitre s’est ouvert car en Janvier 2019, j’ai retrouvé l’Amour auprès d’un homme que j’aime et que j’admire beaucoup. Même s’il n’y a pas de certitude en Amour, je suis tentée de croire qu’on se rapproche toujours de la perfection et à mes yeux, tu es parfait…

En écrivant cet article, je pense avoir été honnête avec moi-même. J’ai essayé de retransmettre mes émotions de manière fidèle. J’espère que cet article vous plaira, peut-être vous reconnaîtrez-vous ?

Je vous souhaite une bonne journée,

Marie B.

 

Enfant unique, enfant roi ?

Bonjour à tous,

Tout d’abord, je tiens à m’excuser pour mon absence. Le mois dernier à été chargé : partiels, déménagement … Aujourd’hui, je vous propose un article au sujet de mon expérience d’enfant unique. Beaucoup de parents ou futurs parents s’inquiètent de voir grandir leur enfant seul. Cette crainte est naturelle mais qui de mieux placé pour vous répondre qu’une enfant unique ? Sachez que je ne prétends pas connaitre le ressenti de tous les enfants uniques car chaque enfant a un vécu singulier, qui lui est propre. Peut-être que certains d’entre vous se retrouveront dans mon histoire ?

EST-CE QU’ON S’ENNUIE ?

Cette question m’est fréquemment posée. Comme tous les enfants, que vous soyez enfant unique ou pas, il arrive que l’on s’ennuie. L’ennui n’est peut-être pas aussi présent lorsque l’on a des frères et sœurs mais il est tout de même présent.

– C’est à ce moment que la Psychomotricienne s’exprime – Par ailleurs, l’ennui n’est pas négatif. Au contraire, il permet à l’enfant de développer son imagination et son jeu symbolique. Ce sont des moments vertueux. L’enfant apprend à être seul et à se débrouiller par lui-même. A travers ses diverses expériences en solitaire, l’enfant grandit et mûrit.

Quand je visualise mon enfance, il ne me semble pas avoir souffert de l’ennui. A l’inverse, je garde de bons souvenirs des moments passés seule où je créais tout un tas d’objets tout droit sortis de mon imagination : un PC en papier, un bateau, un appareil photo… Déjà très branchée technologie !

EST-ON PLUS MURS QUE LES AUTRES ENFANTS ?

La maturité dépend de très nombreux facteurs : l’environnement familial, le style éducatif etc. Pour ma part, je pense avoir mûri plus vite que les autres enfants mais la raison ne réside pas dans le fait d’être enfant unique. J’ai mûri plus vite car ma mère travaillait et continue à travailler beaucoup pour m’élever dans les meilleures conditions. Ainsi, j’ai eu une plus grande responsabilité et j’ai été confrontée plus vite à effectuer des tâches d’adultes : faire les courses, préparer le dîner… Avec le recul, je me rends compte que le plus dur a été de veiller sur moi-même quand j’étais seule. A certains moments, ne pouvoir compter que sur soi-même, vous permet de mûrir et d’être autonome. Vous intériorisez plus rapidement les règles et normes que l’on vous impose car vous savez qu’elles sont là pour votre bien et qu’il n’y a personne pour vous repêcher.

LES COPAINS/COPINES D’ÉCOLE REMPLACENT-ILS DES FRÈRES/SŒURS ?

Si vous avez compris que j’ai beaucoup de frères et de sœurs, je vous conseille de relire le début de l’article !

Concernant cette question, je peux uniquement vous donner mon avis. Celui-ci est partagé. D’un côté, je pense que des amis ne peuvent pas remplacer une fratrie car avec vos frères et sœurs, vous avez partagé des relations familiales uniques pendant plusieurs années alors que vous étiez en plein développement émotionnel et affectif. Cependant, il arrive que pour X ou Y raisons, des frères et sœurs fassent leur vie chacun de leur côté et ne se revoient plus. Dans ce cas, les amis peuvent il remplacer une fratrie ?

ENFANT UNIQUE, ENFANT POURRI GÂTÉ ?

Je ne vais pas vous mentir, j’ai été très gâtée et je continue à l’être. C’est pourquoi, je supporte très mal l’attente et la frustration. Je suis très impulsive et je veux toujours tout dans la minute. Forcément, il est plus facile de gâter son enfant lorsque vous n’en avez qu’un… Ce n’est pas pour autant qu’un enfant unique devient un adulte égoïste. Emmanuelle Rigon, psychologue clinicienne, écrit  » Là encore, l’éducation joue beaucoup. Mais en général, n’ayant pas souvent de choses à partager, ils sont plutôt avides de le faire. Et puis ils ne subissent pas d’attaque à l’intérieur de la famille, donc ils n’ont pas l’habitude de se battre pour leur territoire. »

Ainsi, n’avoir pas de frère ni de sœur ne doit pas être considéré comme un manque, c’est plutôt une façon d’être et une façon de vivre. Chaque famille a ses particularités, elles ne sont pas pour autant de « mauvaises » familles.  N’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire.

Je vous embrasse,

Marie B.